Exceptionnellement : pas d’atelier le 25 juin

Dernier atelier le mardi 2 juillet – puis reprise en septembre.

Zazen, l’assise en silence, est au coeur de la pratique du zen.

Za signifie : s’asseoir

Zen signifie : calme, accueillir

Les ateliers comprennent des exercices méditatifs, des échanges sur la pratique et zazen. Ils visent à accompagner et soutenir votre pratique personnelle.

Cependant, aucun prérequis n’est nécessaire pour participer !

Pourquoi pratiquer l’assise ?

Se lever le matin et commencer la journée par 25 minutes d’assise en silence a quelque chose de profondément punk, dans un monde où la vitesse, sinon la précipitation, dominent.

Cet exercice de l’immobilité totale et du silence complet permet de faire l’expérience : le corps est le domaine du calme, alors que le mental est le domaine de l’agitation. Pas besoin de méditer depuis des semaines, des mois ou des années pour vivre cela. Tout est là. Il suffit (!) de quitter le domaine du mental, de l’ego, pour en faire l’expérience.

La pratique vous amène à faire l’expérience du calme, du silence, de la paix. Que faut-il faire ? Rien ! Juste accueillir ce qui se présente… L’attention à « JeInspire » quand j’inspire… l’attention à « JeExpire » quand j’expire… « et quand j’arrive à ce point où le souffle va et vient de lui-même, tout en moi se calme », disait un moine zen.

Participer aux ateliers

  • Les ateliers du mardi – hors vacances scolaires – de 18h30 à 20h00

Arrivez quelques minutes en avance pour vous installer tranquillement. Prévoyez une tenue souple et confortable, des chaussettes réservées à la pratique, un coussin pour l’assise et un tapis ou une couverture sous le coussin. Il est aussi possible de pratiquer sur une chaise.

Participation : 10 euros par atelier (pas d’engagement à l’année).

Des difficultés financières ne doivent pas entraver une motivation sincère, parlons-en.

Lieu : à Coublevie, dans la salle communale des Chataigniers, rue du Presbytère (garez-vous place Ernest Brochier ou au parking de l’Eglise).

  • Pour les grands ateliers du dimanche – de 9h à 12h – prochaines dates : 28 avril, 2 juin.

Me contacter pour inscription (lieu différent, capacité 8 personnes max).

La voie de l’action

Si le zen s’est diffusé grâce à la venue de maîtres japonais en Occident (et notamment Deshimaru en France), d’autres personnes ont été au Japon apprendre auprès des maîtres. C’est le cas de Karlfried Graf Dürckheim. Né en 1896, docteur en psychologie et en philosophie, Dürckheim part au Japon en 1938 en tant que diplomate. Il s’agit surtout pour le régime nazi d’éloigner une personne aux origines juives, donc indésirable. Dès son arrivée, Dürckheim s’intéresse au zen et travaille avec Daisetz T. Suzuki et d’autres maîtres zen. Il « apprend » le tir à l’arc et zazen. Au moment de rentrer en Allemagne, son maître Kenran Umeji Roshi l’invite à transmettre cette pratique en Europe. Dürckheim ouvre alors un centre de thérapie initiatique à Rutte, en Allemagne, où il s’entoure de plusieurs collaborateurs.

Jacques Castermane rencontre Dürckheim en 1967 lors d’une conférence à Bruxelles, et le rejoint pour suivre son enseignement pendant plusieurs années, avant d’ouvrir en 1981 le centre Dürckheim à Mirmande, dans la Drôme, inauguré par Dürckheim. Ce dernier décède en 1988.

« M’intéresse dans le zen ce qu’il recèle d’universellement humain », disait Dürckheim. Ainsi, zazen, cette « ascèse vivifiante », selon les mots de Jacques Castermane, est au coeur de la pratique.

En revanche, elle est détachée des traditions japonaises (kimono, kesa, rituels spécifiques, etc.). Il a aussi fallu inventer d’autres exercices que ceux pratiqués par les Japonais comme l’ikebana, le tir à l’arc, la cérémonie du thé (chado), etc. Pour accéder à cette dimension corporelle de la pratique, passer du « corps que j’ai au corps que je suis », Dürckheim et Jacques Castermane ont développé des exercices simples permettant aux occidentaux de faire l’expérience du calme et du silence.

A propos

Albane Canto

« La vie est souffrance », dit le Bouddha. C’est pour apaiser mes souffrances que je pousse la porte d’une salle de yoga, en 2006. L’indication de laisser aller et venir le souffle, sans rien chercher, ni désir ni refus, m’apaise instantanément. Cette immédiateté me saisit, m’étonne, et je plonge dans la pratique de cette lignée de yoga dite de Dürckheim. Je m’étonne de ce nom à consonance allemande dans une pratique indienne, mais sans plus. La pratique avant tout ! Je décide de l’approfondir et je rejoins l’Ecole Française de Yoga à Paris, dont je suis certifiée (dans la lignée Dürckheim, évidemment !) en 2015. J’ai enseigné le yoga entre 2012 et 2017.

Pendant ces années, j’ai lu des livres de Dürckheim, et en 2015, je participe à un weekend de pratique du zen animé par Jacques Castermane, élève de Dürckheim. Touchée au coeur par cet enseignement, je pratique avec son élève, Nicolas Poulet, jusqu’en 2017. J’ai alors envie d’approfondir encore plus cette pratique, et je décide en 2018 de suivre l’enseignement de Jacques Castermane au Centre Dürckheim à Mirmande, dans la Drôme.

J’ai créé l’association le Petit Dojo pour partager cette pratique de la méditation zen, partager cette culture du calme qui me semble essentielle et salvatrice dans notre monde d’agitation. Au Japon, le petit dojo désigne le lieu de la pratique, le grand dojo étant la vie, dans laquelle la pratique continue…

Parallèlement à ce chemin de découverte et d’ouverture, j’exerce le beau métier de journaliste et je passe ce qui me reste de temps libre en montagne, entre randonnée et alpinisme.

Contact

Albane Canto

mail : lepetitdojo.zen@gmail.com

tél. : 0661983990